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Une nébuleuse financière de 54 millions de dollars secoue AFRINIC

Un scandale, pas des moindres secoue l’African Network Information Centre, AFRINIC. En effet, depuis quelques mois, il a été noté un  détournement dans les blocs  d’adresses IP de la base de données WHOIS.

Ces nombreux blocs ont été destinés à la revente illégale, au grand bonheur  des acheteurs qui s’en sont procurés à un coût total estimé à la hauteur de plus de 54 millions de dollars américains.

Cette histoire tient bien son nom de scandale grâce à un seul fait: le principal suspect de l’affaire est le DG d’AFRINIC, Mr Ernest Byaruhanga. Après la tenue d’une audience disciplinaire, ce dernier a été relevé de ses fonctions selon le motif ”faute professionnelle très grave”.

Il a été remplacé alors par Eddy Kayihura, qui fait office d’actuel DG, et qui dans son message adressé à la communauté africaine de l’Internet et rendu public ce 17 janvier 2020, revient sur l’histoire et met la police mauricienne, en charge de l’affaire, devant les faits.

Une enquête plus approfondie est également en train d’être menée du côté de  la base de données WHOIS. Le nouveau DG de l’AFRINIC indique également, qu’il s’emploie, aidé de la nouvelle équipe mise en place, à rétablir exactement les données WHOIS. Il prévoit également de renforcer le système des contrôles.

Il explique en ces termes: “Comme nous nous attendons à une charge de travail parfois plus importante, l’équipe des services aux membres fera de son mieux pour servir les membres avec un ticket dans un délai de 48 heures comme le stipule le SLC d’AFRINIC”.

Le fond de l’histoire

Ernest Byaruhanga, a été recruté en 2004. En tant que DG de l’institution qui attribue les blocs de ces adresses IP en Afrique, il en a eu toute l’autorité d’accès durant son service. Basé en Californie, Ron Guilmette un spécialiste dont le jeu favori est de traquer les spammeurs, a été intrigué par les nombreux spams qui provenaient des adresses IP dormantes et dont le lieu de  vente indique l’Afrique. Il s’évertue à pousser ses enquêtes plus loin et découvre ainsi que ces adresses IP sont commercialisés avec la complicité d’un agent d’AFRINIC. Persistant dans son enquête, il finit par remonter à la source qui conduit directement à des blocs d’adresses dont le propriétaire est soit Ernest Byaruhanga soient des membres de sa famille proche.

Hélène Faye, Publi Tech Echo

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