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ABDOULAYE DIOUF
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TIC :Risques et opportunités de la Révolution numérique pour le Sénégal ·

A travers ses quelques lignes je souhaiterais attirer votre attention sur l’utilisation de internet au Sénégal.

Qu’est-ce qu’un point d’échange internet ?

Un point d’échange internet est une infrastructure physique où les FAI (fournisseur d’accès internet) ou ISP (Internet Service Provider) peuvent s’interconnecter et échanger leur trafiques grâce à des accords dits de peering.
Pour faire simple tout ce qui se demande comme information chez un opérateur internet peut être envoyé dans un espace de sorte à ce que les informations hébergées sur des serveurs locaux n’aient aucunement besoin d’être consultées à partir de la bande passante internationale mais plutôt en utilisant le trafic local.

Pourquoi ne pas donner des informations sans internet ?

Nous avons entendu des projets tel que WikipediaZero qui donnera un usage à cette plateforme éducative sans internet ce qui permettrait aux utilisateurs des pays pauvres de s’informer et contribuer à l’évolution de la plate-forme.
De plus en plus des pays en Afrique hébergent des points d’échanges avec plusieurs points de présence pour certains, mais combien offrent une information sans internet sur la base du trafic local ?

Nos FAI ne communiquent presque pas là-dessus, ne cherchent pas à remettre dans le circuit toute cette bande passante locale qui reste inutilisée. Ils se contentent de toujours payer la bande passante internationale. Il est bien temps d’attirer votre attention sur les points d’échanges de votre pays qui peuvent énormément aider toute l’Afrique à développer sa collecte et divulgation de l’information.

Devrais-je souscrire à une offre internet pour accéder à une information publique ?

Non, elle devrait être gratuitement mise à disposition et donner le soin de trouver les équipements qui me permettront de venir à l’information telle que :
-Afficher les résultats d’un examen,
-consulter les listings électoraux,
-listes des centres de santés publique,
-tous les services de l’État en ligne etc.

Nous ne devons plus payer internet pour avoir accès aux sites web d’informations des FAI ou ISP si ces derniers prenaient le soin de les héberger au point d’échanges. Nous ne devons plus utiliser nos données internet ou payer pour obtenir ces informations il faudrait simplement les héberger aux points d’échanges et les mettre en accès public quelque soit l’opérateur.

La facture de l’État pour le téléphone fixe et mobile est estimée à 11 milliards de francs CFA (16,5 millions d’euros) par an, hors frais de la présidence de la république. Je trouve cela terrible surtout qu’il existe des points d’échanges il suffirait juste de développer des applications qui n’utiliseraient que le trafic local, et les y déposer. Les utilisateurs n’auront qu’à les installer et agir gratuitement.

Des accords sur la libre circulation, qu’en est-il de internet ?

Oui ses nœuds peuvent être reliés entre eux hors de chaque frontière ce qui favoriserait l’usage d’un contenu dans n’importe quel pays africain par n’importe quel citoyen.
N’aimeriez-vous pas visiter le site des sapeurs pompier et signaler un accident sans payer internet ?

N’aimeriez-vous pas consulter tous les services publics d’un pays sans avoir à payer internet ?

L’histoire et le destin du Sénégal se jouent donc maintenant, à travers notre capacité d’exploiter à fond les Technologies de l’Information et de la Communication. 
En tant que citoyen croyant dans le pouvoir de la science et de la technologie, j’en suis conscient. La nouvelle culture de travail instaurée par le Gouvernement est axée sur l’Action et le Résultat.
Face à quatre problèmes majeurs :
(1) l’inefficacité de l’appareil administratif ;
(2) le retard technologique du Sénégal par rapport aux autres pays de la région ;
(3) l’inadéquation du cadre juridico-réglementaire des télécommunications ;
(4) la mauvaise articulation du mariage des TIC et du développement socio-économique.
1- Le retard technologies du Sénégal

L’île Maurice est classée 1ere en Afrique (avec 4.31 points) pour la facilité de son réseau informatique et sur le plan mondial, Maurice se classe au 48e.
Le Rwanda est classé 2e (avec 3.78) en Afrique et 85e à l’échelle mondiale. Tunisie, Cap vert, Egypte et le Sénégal sont classés respectivement 3e ,4e et 5e au niveau africain.
Quant à l’échelle mondiale, ils sont classés 87e, 89e ,91e 114 e sur 148 pays.

Tout est aujourd’hui disponible et accessible sur la toile de Internet, partout, chez soi, au bureau, dans les usines, dans les écoles, dans les hôpitaux, dans les rues. 
C’est une chance pour la modernisation socio-économique, pour la croissance forte et soutenue de l’économie, pour la diffusion du savoir et du savoir-faire, et pour l’intégration sociale de tous les citoyens. 

C’est-à-dire pour une nation plus solidaire, plus productive, plus et mieux intégrée à ce monde en pleine mutation technologique.

ABDOULAYE DIOUF, SENIOR IT CONSULTANT  – Cloud Practitioner – Digital Transformation Expert. Lahdiouf79@gmail.com

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