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A 48h du vote, la connexion internet est en souffrance au Sénégal !



Les acteurs du numérique au Sénégal avaient bien raison d’alerter lors du vote et de l’adoption du nouveau Code des communications électroniques, précisément dans l’alinéa 3 de son article 27. La fameuse « gestion du trafic » par l’autorité de régulation et par les opérateurs téléphoniques/FAI avaient soulevé de vives polémiques, bien fondées par ailleurs sur ambiguïté de cette démarche.

En date du 21 décembre 2018, l’expert et consultant en nouveaux média Mountaga Cissé nous rappelait ceci: « vous verrez que la censure des réseaux sociaux ira crescendo au fur et à mesure que nous nous approchons des élections« . A tort ou à travers, internet et surtout les réseaux sociaux constituent le casse-tête des autorités du pouvoir actuel quant à la montée en puissance des opposants, les média classiques dits « lésés » au profit de la communication digitale, la prolifération des Fake-news, la manipulation d’images (le camp présidentiel a été pris en flagrant délit de montage Photoshop dans un rassemblement), la propagande politique surtout en cette veille d’élection présidentielle.

A 48h du vote au Sénégal, plusieurs internautes sont montés au créneau pour dénoncer le ralentissement de la vitesse de connexion internet dans plusieurs endroits du territoire mais surtout dans la capitale à Dakar. Comme en témoignent ces images, internet subit une forte baisse et le ressenti est unanime.




A se demander à qui profitera cette baisse d’internet…




Plusieurs organisations de la société civile dont le Conseil des Organisations non gouvernementales d’appui au développement (Congad) et la Rencontre africaine pour la défense des Droits de l’Homme (Raddho) ont sollicité, dans une déclaration conjointe, le « maintien d’un internet ouvert et sécurisé » pour le premier tour de la présidentielle de dimanche. «Nous demandons d’urgence à toutes les parties prenantes, notamment les fournisseurs de services téléphoniques et internet d’assurer la stabilité et l’accessibilité d’internet avant, pendant et après la prochaine élection présidentielle du 24 février 2019 au Sénégal », indique la déclaration conjointe.

Outre le Congad et la Raddho, la Ligue sénégalaise des Droits Humains (LSDH), l’Association des éditeurs et professionnels de la presse en ligne (Appel), Article 19, Africtivistes, Blogueurs et Forum Civil ont notamment signé la déclaration commune.

Cheikh Bamba Ndao

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